« Diversité, intensité, efficacité. »
- Un participant de 2012

« En tant qu’étudiante et stagiaire en travail social, le Grand forum a été un événement très formateur et très apprécié qui sera utile tout au long de ma formation et de mon futur travail. Merci à tous! »
- Une participante de 2012

« Mon best en 12 ans! Merci! »
- Un participant de 2012

Programmation

La section suivante vous donne un avant-goût de la programmation qui sera présentée au Grand forum de la prévention du suicide. Nous vous invitons également à consulter la programmation En un coup d'oeil pour avoir une idée d'ensemble de la programmation pour chacune des journées thématiques.

Mardi 14 octobre

Mercredi 15 octobre

Jeudi 16 octobre

Mardi 14 octobre / 8h45 à 17h

Animation : Françoise Guenette, journaliste indépendante

Prévenir le suicide en milieu de travail

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À travers les âges En collaboration
avec :
Chaire en gestion de la santé et de la sécurité du travail - Université Laval

Parce que la dépression et le stress liés au travail sont de plus en plus présents dans notre société et que les recherches établissent un lien direct entre la dépression et le suicide, les dirigeants, les gestionnaires, les employés et les syndicats ont tous une responsabilité à l’égard du bien-être psychologique au sein de leur milieu de travail. Le travail, souvent considéré comme l’un des facteurs menant au suicide, peut aussi devenir un facteur de protection puissant lorsque les bons outils sont déployés.

Cette journée traitera notamment de l’importance des facteurs de protection en entreprise pour prévenir le suicide, des enjeux légaux et éthiques, de comparaisons internationales, des entraidants en milieu de travail et de la postvention à la suite d’un suicide. Elle s’adresse aux gestionnaires, syndicats, entraidants et professionnels, et est organisée en collaboration avec la Chaire en gestion de la santé et de la sécurité du travail de l’Université Laval.

Les conférences offertes

Présenté par : Groupe Renaud - Simplement, humains.
  • Le travail : un facteur de protection contre le suicide ?

    À la suite d’un suicide ou d’une tentative de suicide, le milieu de travail est fortement choqué. Généralement, on ne comprend pas ce qui vient de se passer et les collègues comme les gestionnaires ont besoin d’une assistance immédiate. La reconstruction du climat psychosociale est toujours lente, difficile et délicate.

    Mais, si nous remontons le fil de ces histoires tragiques, nous pouvons examiner comment le milieu de travail aurait pu être salutaire pour les personnes à risque de suicide. Quel accompagnement pourraient offrir les collègues et les gestionnaires ? Comment le travail, trop souvent considéré comme une cause qui a mené certains individus à poser des gestes dramatiques, peut-il être vu différemment ? La conférence vise à découvrir en quoi le travail peut être facteur de protection et offrir un sens et une utilité aux personnes à risque de suicide.

    Photo de Jean-Pierre Brun

    Jean-Pierre Brun est professeur titulaire de management et directeur de la Chaire en gestion de la santé et de la sécurité du travail à l’Université Laval. Il agit également à titre d’expert-conseil, tant au Canada qu’en Europe, en plus d’être l’auteur des livres Les sept pièces manquantes du management et Le travail ça va ?. Il détient une compétence unique en ce qui a trait aux problèmes et surtout aux solutions relatifs au bien-être et à l’efficacité organisationnels. Son expertise est sollicitée par les grandes entreprises, les organismes de prévention et l’État.

Présenté par : CSN - Confédération des Syndicats Nationaux
  • Table ronde sur les enjeux relatifs au suicide en milieu de travail : succès, limites et défis

    Les dirigeants, les gestionnaires, les employés et les syndicats ont tous une responsabilité à l'égard du bien-être psychologique au sein de leur milieu de travail. Par contre, dans la pratique, contrer le suicide en milieu de travail n'est pas si simple. Les entreprises sont-elles suffisamment outillées pour faire face à ce problème? Quels sont les besoins des intervenants en milieu de travail qui veulent mieux prévenir le suicide? Quelles ont été les retombées à la suite de la mise en place d'actions concrètes? Où voyez-vous la prévention du suicide en milieu de travail dans 10 ans? Ces questions seront abordées à l'occasion d'une discussion animée, qui mettra en avant les positions des intervenants. La table ronde visera à partager les expériences de chacun dans le but d'améliorer les pratiques en milieu de travail pour resserrer le filet de sécurité autour des personnes plus vulnérables.

    Photo de Gilles Bélanger

    Gilles Bélanger exerce le rôle de responsable régional du développement des réseaux d’entraide au Conseil central du Montréal métropolitain – CSN depuis janvier 2007. Technicien en éducation spécialisée de formation, il a travaillé dans les centres jeunesse de Laval et de Montréal de 1973 à 1999. Il travaille au Centre de réadaptation en dépendance de Montréal depuis 1993 et est également membre du conseil d’administration de l’AQPS depuis 2011.

    Photo de Steeve Poulin

    Steeve Poulin est titulaire d'un baccalauréat en relations industrielles de l'Université Laval. Il est coordonnateur du réseau des délégué(e)s sociaux à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) pour les régions de Québec et de Chaudière-Appalaches depuis quinze ans. À ce titre, il soutient les travailleuses et travailleurs qui aident leurs collègues vivant une détresse en milieu de travail ou souffrant d'un problème d'ordre personnel.

    Photo de Denis Beaudoin

    Denis Beaudoin est directeur de la distribution régionale chez Canada Bread, où il travaille depuis 1983. Il a occupé plusieurs rôles dans la gestion des opérations ainsi que dans la chaîne d'approvisionnement, dont les rôles de superviseur, de coordonnateur et de gérant, et ce, toujours en distribution de produits. Au cours des dernières années, la compagnie a vécu la perte de collègues par suicide et a décidé d'agir pour que des drames comme ceux vécus ne se reproduisent jamais. Le comité d'entraide Multi-Marques a donc été mis en place pour veiller à la qualité de vie des travailleurs et soutenir ceux qui vivent de la détresse psychologique. Grâce à leur capacité de travailler ensemble, à leur vision commune et à leur volonté de ne plus perdre l'un des leurs par suicide, les employés et les cadres de Multi-Marques ont réussi à mettre sur pied un programme de prévention du suicide dont de nombreux syndicats et entreprises devraient s'inspirer.

    Photo de Bruno Turbide

    Bruno Turbide est agent d’aide et de référence à Rio Tinto Alcan Usines Jonquière. En 2001, il a adhéré au Réseau d’aidants naturels de la compagnie pour épauler des collègues en difficulté. Après six ans d’engagement soutenu dans son milieu et une formation complémentaire en intervention communautaire et en toxicomanies, il a vu ses efforts reconnus et s'est qualifié pour devenir agent d’aide et de référence au travail. Il sait que la prévention, ça sauve des vies…

  • Portrait des suicides au travail en France et aux États-Unis

    Le travail est normalement une source de développement personnel. Cependant, il est aussi possible qu'il soit un facteur de stress important pouvant entraîner le suicide d’une personne. Aux États-Unis, le suicide au travail a augmenté de plus de 22% entre 1995 et 2010; il est maintenant l'une des causes principales de mortalité. Au cours de la conférence seront présentées des données-clés sur les suicides en entreprises et les raisons typiques qui sont à l'origine de ces événements dramatiques. Quels employés sont plus enclins à se donner la mort? Quelles industries sont les plus touchées? Comment le suicide se manifeste-t-il? Quelles sont les conséquences pour les entreprises ? Comment réagissent-elles devant les suicides de leurs employés? En conclusion seront abordés les programmes de prévention du suicide au travail mis en place en France et aux États-Unis, à l'échelle organisationnelle et gouvernementale. Des conseils en matière de prévention du suicide seront également donnés.

    Photo de Marie-Line Germain Marie-Line Germain est assistant professor en ressources humaines et leadership à Western Carolina University (University of North Carolina). Ses travaux de recherches se situent principalement dans le domaine de la psychologie industrielle et du développement des employés dans différents contextes culturels. Madame Germain a donné plusieurs conférences dans des colloques aux États-Unis et ailleurs dans le monde, et est l’auteure de plusieurs articles publiés dans des revues scientifiques telles que Human Resource Development Quarterly, Human Resource Development Review et Human Resource Development International. Elle est membre des comités éditoriaux des journaux Career Development International et Mentoring and Coaching in Education. Elle est également consultante en ressources humaines pour des associations caritatives depuis 2011.
  • La prévention du suicide en milieu de travail : de la prévention à la postvention

    Objectif : Déterminer des interventions pouvant être implantées dans les milieux de travail pour prévenir le suicide et réduire les répercussions de celui-ci.

    Sujets abordés :

    Dans un premier temps seront présentés divers moyens pouvant être mis en place pour prévenir le suicide en milieu de travail : l’implantation de réseaux de sentinelles, la sensibilisation à la demande d’aide, la promotion des services, la Semaine de prévention du suicide, etc.

    Dans un deuxième temps seront abordées les répercussions du suicide d’un collègue et les actions de postvention à poser en vue de diminuer les réactions de stress, de crise ou de deuil dans le milieu de travail.

    Enfin, il sera question du processus de rétablissement des travailleurs qui réintègrent leur emploi après une tentative de suicide. Seront alors examinés les multiples aspects du rétablissement. Une réflexion sur les pistes d'intervention pour favoriser la réinsertion sera entamée.

    Photo de Françoise Roy Françoise Roy, M.Éd., œuvre en prévention depuis près de 30 ans. Elle a travaillé auprès de différentes organisations pour assurer le développement des compétences des intervenants et des formateurs en prévention du suicide. Elle est coauteure de la formation "Intervenir auprès de la personne suicidaire à l'aide des bonnes pratiques" ainsi que du Programme de postvention en milieu scolaire: Stratégies d'interventions à la suite d'un suicide. Elle a aussi coordonné les travaux du cadre de référence pour la mise en place des réseaux de sentinelles. Elle est également surperviseuse clinique, chargée de projet au CSSS de Laval et chargée de cours à l'UQO.
    Photo de Francise Roy

    Francis Roy est doctorant en psychologie communautaire à l’Université du Québec à Montréal et agent de recherche pour le Centre de recherche sur le suicide et l’euthanasie depuis 2003. Ses travaux portent principalement sur la prévention du suicide en milieu de travail. Sa thèse documente le processus de rétablissement et le parcours des travailleurs qui réintègrent leur emploi après une tentative de suicide. Monsieur Roy est également consultant en évaluation de programme depuis 2007.

Présenté par : Fraternité des policiers et policières de Montréal

Dynamiser nos organisations pour propulser la cause

**Destinée aux directeurs généraux et aux membres des conseils d’administration des centres de prévention du suicide et autres organismes communautaires qui ont une mission de prévention du suicide**

Pendant la journée, il sera question des organisations communautaires qui ont pour mission première la prévention du suicide. Les participants pourront ainsi s’alimenter et s’outiller pour poursuivre le développement de leurs organisations et ainsi promouvoir la cause de la prévention du suicide.

Les conférences offertes

  • Comment votre organisation peut-elle devenir incontournable?

    Objectif : développer le positionnement stratégique de son organisation

    Pour favoriser la réalisation de la mission de votre organisation, l’avancement de la cause qu’elle défend et assurer son développement, il est nécessaire de mettre en œuvre une série de mesures et de stratégies propres à favoriser son rayonnement, sa notoriété et son influence. Développement de partenariats, communication, relations de presse, affaires publiques et relations gouvernementales (élus et organismes subventionnaires) seront autant de sujets abordés dans cette perspective.

    Photo de Luc Samama

    Luc Samama est consultant en développement stratégique au sein de Conjoncture affaires publiques, son entreprise de services-conseils en communication, en organisation d’événements, en développement stratégique et en relations gouvernementales. Il est titulaire d'un baccalauréat en droit de l'Université Laval. Pendant 15 ans, il a été directeur de cabinet et attaché politique d’une députée fédérale. Il est aujourd'hui vice-président du Théâtre Premier Acte et membre du conseil d’administration du CLD de Québec à titre de représentant du milieu de l’économie sociale/OBNL.

  • Le financement des organismes communautaires : bons coups et défis

    Objectif : Saisir les défis à relever pour les organismes en matière de financement et connaître les tendances de la collecte de fonds au Québec.

    Le marché de la philanthropie est en transformation et les organismes communautaires doivent adopter des pratiques professionnelles en ce qui a trait à la collecte de fonds. La conférence passera en revue les grandes tendances* au Québec et au Canada telles que les comportements en matière de dons selon les générations X, Y, boomers et matures, les enjeux actuels et la réalité des grands OBNL québécois ainsi que les préférences des grandes entreprises relativement à la demande de don. L’exemple de la Fondation Hôtel-Dieu de Lévis, qui a plus que quadruplé ses revenus en se dotant d’une culture philanthropique forte en 2009, nous permettra d’aborder l’importance du profil des dirigeants d’organismes et de l’image de marque des organisations.

    *Les grandes tendances s’appuient sur l’étude Épisode/Léger Marketing sur les tendances en philanthropie au Québec en 2014, présentée par la Banque Nationale.

    Photo de Denys Légaré

    Denys Légaré est directeur général de la Fondation Hôtel-Dieu de Lévis depuis 2009. Il a longtemps travaillé dans le domaine des communications : directeur général d’Impact Recherche, une division de Cossette communication, vice-président des ventes et du marketing au Village vacances Valcartier ainsi que directeur des ventes et du marketing respectivement au Mont-Sainte-Anne et à la Station touristique Stoneham. Il a décidé en 2009 de réorienter sa carrière dans le but d'avoir une influence plus significative dans la communauté. Dès son arrivée à la direction de la Fondation Hôtel-Dieu de Lévis, il a engagé la Fondation, qui était essentiellement une fondation basée sur le financement événementiel, vers une démarche philanthropique structurée.

    Photo de Daniel Asselin

    Daniel Asselin est le président fondateur d’Épisode. Fort de ses expériences au sein d’organismes de bienfaisance tels que le YMCA, la Croix-Rouge, la Société d’arthrite, division du Québec, ou la Fondation Charles-Bruneau, il fonde en 1993 Épisode, une entreprise qui accompagne des organismes dans l'orchestration de campagnes majeures de financement, dans la gestion stratégique ou la bonification de leurs modes de financement. Conférencier énergique et passionné, avec 30 ans d’expérience dans le domaine de la philanthropie, il est aujourd’hui l’une des figures de premier plan de la collecte de fonds au Québec.

  • Mobiliser son conseil d’administration pour maximiser son apport : les déterminants de la participation

    Souvent, on envisage la participation du point de vue des besoins de l’organisation qui souhaite que les gens participent. Ici, il s'agit plutôt de la concevoir sous l’angle de la personne qui s’implique. Que recherche cette personne dans son engagement ? À quels besoins tente-t-elle de répondre ? En répondant à ces questions, on peut mieux mobiliser ses administrateurs et ses bénévoles et ainsi maximiser leur apport à la cause.

    Objectifs de l’atelier :

    - Réfléchir sur ses pratiques et diagnostiquer le degré d’engagement de ses administrateurs et bénévoles;

    - S’approprier les déterminants de la participation;

    - Formuler des pistes d’actions concrètes pour maximiser la participation et l’apport de son conseil d’administration.

    Photo d'Élise Demers

    Élise Demers est enseignante de formation. Elle a multiplié les engagements citoyens depuis plus de 15 ans, notamment comme administratrice d’organismes culturels, jeunesse et coopératifs. Après avoir œuvré en sensibilisation à l’entrepreneuriat coopératif, elle est depuis six ans conseillère en formation et participation citoyenne à la Table de concertation des forums jeunesse régionaux du Québec. Elle a donné de la formation dans de nombreuses organisations sur les questions liées à la mobilisation des membres et a collaboré à la création du guide Cap sur la relève des jeunes bénévoles.

Mise en perspective

Mercredi 15 octobre / 8h45 à 17h

Animation : Ariane Émond, journaliste indépendante

Prévenir le suicide des jeunes de 5 à 17 ans

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Le suicide et la détresse psychologique des jeunes de 5 à 17 ans préoccupent tous les intervenants qui travaillent auprès d’eux. Bien que marginal d’un point de vue statistique chez les enfants et plus important chez les adolescents, le suicide chez les jeunes est un phénomène bouleversant pour une communauté et un milieu scolaire. L’entourage du jeune, le personnel scolaire et les intervenants jeunesse souhaitent comprendre, prévenir la contagion, réconforter ceux qui restent… Tous espèrent qu’un tel drame ne se reproduise jamais. Si l'on prend en considération que les jeunes du primaire qui ont eu des idées ou des comportements suicidaires peuvent présenter des problèmes au secondaire et que le constat est semblable chez les adolescents une fois venu l’âge adulte, on comprend qu'il est crucial pour l’ensemble des intervenants jeunesse et du personnel scolaire d’être bien outillés pour dépister efficacement et intervenir rapidement.

Conçue en collaboration avec la Fédération des commissions scolaires du Québec, la journée permettra de mieux comprendre divers aspects du problème et de connaître des pistes d’intervention efficaces.

Les conférences offertes

  • Regard clinique sur le phénomène troublant du suicide des 5 à 17 ans

    **Cette activité de formation continue en psychothérapie est reconnue par l'Ordre des psychologues du Québec (numéro de reconnaissance OPQ : RE00995-14)**

    Le suicide des jeunes demeure un phénomène particulièrement troublant. Dans la première partie de la présentation seront révisées les différentes manifestations, tant suicidaires que d’automutilations, chez les jeunes, avant de revoir les facteurs de risque et les facteurs de protection entourant le suicide des jeunes. Dans la deuxième partie seront présentées les grandes lignes en prévention du suicide et les interventions à privilégier, en particulier à l'école. Grâce à deux brèves mises en situation cliniques d’un enfant et d’un adolescent, il sera possible de mettre en lumière les nombreux défis et les pistes de solutions proposées. Enfin seront abordés les développements futurs en matière de suicide chez les jeunes au Québec.

    Photo de Johanne Renaud

    Johanne Renaud est psychiatre de l’enfance et de l’adolescence à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. Elle travaille dans ce domaine depuis près de 20 ans, a fait paraître de nombreuses publications et a reçu plusieurs prix. Elle est professeure agrégée de psychiatrie à l’Université McGill et membre du Groupe McGill d’études sur le suicide. Elle est chercheuse et responsable de l’enseignement aux étudiants de médecine et aux résidents en pédopsychiatrie de l’Université McGill. Elle est membre du conseil d’administration de l’Association canadienne de prévention du suicide. Elle est également responsable du Centre Standard Life pour les avancées en prévention de la dépression et du suicide chez les jeunes depuis 2011.

  • Apprendre aux élèves de 9 à 11 ans à composer avec les défis quotidiens – le programme Passeport : S’équiper pour la vie

    Passeport : S’équiper pour la vie est un programme de promotion de la santé mentale offert aux élèves de 4e et 5e année du primaire. Animé par des enseignants formés, il encourage l’acquisition d’un plus grand nombre de stratégies d’adaptation et permet aux enfants d’être mieux outillés pour relever les défis quotidiens. En 2012-2013, 1863 élèves dans 108 classes ont participé à son évaluation. Les résultats ont montré qu'il y avait des améliorations considérables entre le début et la fin du programme en ce qui a trait aux stratégies d’adaptation des élèves participant au programme par rapport au groupe témoin.

    Objectifs :

    1. Mieux comprendre les façons d'améliorer les stratégies d’adaptation des enfants;
    2. Découvrir un programme original et ludique de promotion de la santé mentale;
    3. Connaître les faits saillants de son évaluation;
    4. Constater les résultats bénéfiques de ce programme.
    Photo de Brian L. Mishara

    Brian L. Mishara est professeur au Département de psychologie et directeur du Centre de recherche et d'intervention sur le suicide et l'euthanasie (CRISE) à l'Université du Québec à Montréal. Il est vice-président du conseil d’administration de Befrienders Worldwide, un réseau mondial de centres d’aide téléphonique. Il est également l’un des fondateurs de Suicide Action Montréal et de l’Association québécoise de prévention du suicide. Il a travaillé à évaluer et à développer le programme Les amis de Zippy et il dirige le développement et l’évaluation de Passeport : S’équiper pour la vie.

    Photo de Geneviève Garneau

    Geneviève Garneau est titulaire d’une maîtrise en anthropologie de l’Université de Montréal. Depuis 2002, elle coordonne différents projets de recherche au CRISE. Elle est actuellement coordonnatrice du projet Passeport : S’équiper pour la vie. Elle supervise, depuis la création du programme, l’élaboration des activités, la mise en œuvre dans les écoles primaires et l’évaluation des effets.

  • Deuil d’enfants ayant perdu un proche par suicide

    Chaque année, au Québec, on compte environ 60 000 décès. De nombreux enfants et adolescents sont donc endeuillés par la mort d’une personne très significative. Malheureusement, ils affrontent cette réalité dans une société empreinte de mythes et de tabous qui empêchent les adultes de bien les accompagner. Même s’ils sont silencieux et donnent l’impression qu’ils vont bien, les jeunes de tous âges vivent difficilement et de façon très complexe la mort d’un être cher par suicide. Ils ne sont pas à l’abri du risque de dépression, de troubles de santé mentale, de troubles de l’attachement et d’estime de soi souvent observés chez les jeunes endeuillés.

    L’accompagnement d’un jeune endeuillé par suicide est déterminant et le rôle des intervenants scolaires est clair et important. La bonne nouvelle, c’est qu’il peut être simple de les soutenir. La conférence permettra aux intervenants d’aller à l’encontre de la tendance qui consiste à éviter de parler de la mort aux jeunes, une réalité avec laquelle certains doivent pourtant composer très tôt dans leur vie…

    Photo de Josée Masson

    Josée Masson, travailleuse sociale, est fondatrice et directrice générale de Deuil-Jeunesse, un organisme dont la mission est de soutenir et d'informer les personnes relativement au deuil vécu dans l'enfance et l'adolescence. Elle a mis au point avec une équipe professionnelle plusieurs autres services novateurs pour les jeunes âgés de 3 à 20 ans. Elle a remporté de nombreux prix et parcourt les régions afin de sensibiliser les gens à l'importance de l'accompagnement à offrir aux jeunes endeuillés. Elle est régulièrement invitée à partager son expertise dans les médias québécois et est l'auteure du livre Mort, mais pas dans mon cœur, sorti en 2010.

  • Intervenir auprès des jeunes suicidaires : le suivi étroit jeunesse, une approche novatrice

    Le suivi étroit jeunesse au CSSS de Laval a été mis sur pied il y a quatre ans pour intervenir de façon rapide et intensive auprès des jeunes de moins de 18 ans présentant un haut potentiel suicidaire. Grâce à une équipe multidisciplinaire, une approche systémique est mise en oeuvre pour favoriser les liens entre le jeune, sa famille, ses proches et son milieu scolaire. Fort d’un partenariat avec l’équipe de pédopsychiatrie de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, le suivi étroit jeunesse contribue à venir en aide à plus de 25 jeunes en moyenne par année.

    Photo de Louise Jacques

    Louise Jacques est psychoéducatrice de formation et détentrice d’un D.E.S.S. en psychopédagogie. Elle travaille dans le réseau de la santé et des services sociaux depuis près de 25 ans. Depuis 10 ans, elle s’investit en santé mentale jeunesse, à la fois à titre d’intervenante, d’agente de liaison et d’adjointe clinique. Elle est maintenant responsable du suivi étroit jeunesse au CSSS de Laval et formatrice sentinelle.

    Photo de Stéphanie Dagenais

    Stéphanie Dagenais est psychoéducatrice de formation et titulaire du titre de psychothérapeute. Elle a été formée à l’approche de l’actualisation des forces vitales humaines. Son parcours professionnel diversifié l’a d’abord amenée à pratiquer en milieu scolaire. Puis, elle s'est jointe à l’équipe de santé mentale jeunesse du CSSS de Laval en 2009. Elle fait partie de l’équipe de suivi étroit depuis son implantation.

  • Postvention à la suite du suicide d’une adolescente à Sainte-Anne-des-Monts (commission scolaire des Chics-Chocs)

    À la suite du décès par suicide d'une élève de l’école Gabriel-Le Courtois (GLC) de Sainte-Anne-des-Monts en novembre 2011, une équipe de postvention de l’école GLC et du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de La Haute-Gaspésie s’est rapidement mise en place. Les objectifs généraux de la postvention étaient de diminuer le risque de contagion par suicide, de contrer les effets délétères sur la santé physique et mentale associés à un décès par suicide et, finalement, de viser un retour à la normale dans les milieux touchés.

    L'atelier a pour objectif de partager le vécu, les réflexions et les apprentissages systémiques et personnels tirés de cette expérience pour bonifier le déroulement de futures postventions. Au cœur de l’action et de la détresse humaine, c’est toute une équipe qui a dû adapter ses pratiques et développer des compétences particulières pour répondre aux besoins propres à une situation de postvention dans un contexte de surmédiatisation.

    Photo de Suzanne Gérin-Lajoie

    Suzanne Gérin-Lajoie est agente de planification en prévention du suicide à la Direction de santé publique à l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine depuis 1999. Ses principaux mandats à l’ASSS concernent la formation du personnel du réseau de la santé et des services sociaux et des milieux scolaires de la région en ce qui a trait aux interventions en prévention du suicide, l’implantation et le suivi des programmes de prévention du suicide ainsi que le soutien d’expertise aux intervenants.

    Photo de Thierry Wertz

    Thierry Wertz, L.Ps., psychologue d’origine belge, est employé par la Commission scolaire des Chic-Chocs depuis 2008. Depuis août 2014, il s'est joint à l'équipe du CLSC du CSSS de la Haute-Gaspésie. La prévention des psychopathologies, le travail en collaboration inter ou intra-institution et la communauté apprenante sont ses principales sphères d’intérêts. Chargé de cours à l’Université du Québec à Rimouski, monsieur Wertz travaille aussi à temps partiel en pratique privée.

    Photo de Annie Boucher

    Annie Boucher est psychologue de formation. Elle est chef de programme en santé mentale, services psychosociaux généraux et DP DI-TED au CSSS de La Haute-Gaspésie depuis 2009. Par son rôle de coordonnatrice en matière de postvention, elle travaille depuis quelques années de façon active en prévention du suicide auprès des partenaires du réseau de la santé et des services sociaux et du milieu communautaire.

  • Le problème du suicide chez les enfants… Comprendre et agir à l’école primaire

    Chaque année au Québec, des dizaines d’enfants d’âge scolaire primaire se retrouvent endeuillés par la mort d’un parent qui s’est enlevé la vie. D’autres vivent de la détresse qui se traduit par des manifestations suicidaires, rarement par un suicide (moins de 1%), parfois par une tentative de suicide, mais le plus souvent par des intentions suicidaires qu’ils expriment de toutes sortes de manières.

    La grande majorité de ces enfants fréquentent l’école primaire. Il importe de leur offrir un soutien approprié. Pour ce faire, il s’avère impératif de posséder des connaissances suffisantes sur le problème du suicide et sur des stratégies d’intervention à privilégier auprès de ce groupe de la population. L’atelier sera l’occasion de faire un survol des principaux repères associés au problème du suicide chez les enfants et de présenter des balises pour l’intervention à l’école primaire.

    Photo de Rodrigue Gallagher

    Rodrigue Gallagher travaille en prévention du suicide depuis trente ans. Actuellement, il s'occupe de la promotion de la santé mentale à la Direction de santé publique (DSP) de Chaudière-Appalaches. Il a également travaillé plusieurs années à la DSP de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine où il s’est notamment intéressé à la problématique du suicide chez les enfants. De concert avec les commissions scolaires et les centres de santé et de services sociaux, il a développé un programme d’intervention et de postvention en milieu scolaire primaire.

  • Récents travaux en promotion de la santé mentale et en prévention du suicide en milieu scolaire

    La santé mentale est essentielle à la santé, au bien-être et à la réussite éducative des élèves. La présentation abordera les démarches visant à répondre à des questions des milieux scolaires sur la prévention du suicide et présentera de récents travaux du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, du ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi que de l’Institut national de santé publique menés en continuité avec l’approche École en santé. Ces travaux proposent d’agir auprès des jeunes et de leurs milieux de vie de manière à ce qu’ils développent, tout au long de leur cheminement scolaire, les compétences nécessaires pour les aider à faire face à différentes situations. Les compétences qui contribuent le mieux à la promotion de la santé mentale, parce qu’elles sont associées à des facteurs de protection (développement de la capacité d’adaptation, gestion du stress et des émotions) et à des facteurs de risque (consommation abusive d’alcool ou de drogues, violence, homophobie) seront présentées.

    Photo de Julie Pelletier

    Julie Pelletier est entre autres responsable de la promotion de la santé mentale et de la prévention du suicide à la Direction de l’adaptation scolaire et des services éducatifs complémentaires au Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Elle est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en sexologie et a travaillé pendant plus de dix ans en santé publique dans des dossiers liés à la promotion de la santé mentale et à la prévention du suicide ainsi qu'à l’adaptation sociale des enfants et des adolescents.

À travers les âges En collaboration
avec :
La Fédération des commissions scolaires du Québec

Les mille et un visages de l’intervention

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Animés par la passion d'aider, les intervenants en prévention du suicide accomplissent un travail colossal en côtoyant la souffrance humaine au quotidien. En raison des exigences de leur travail, les intervenants doivent saisir les occasions de se pencher sur leur pratique. La journée thématique, conçue pour répondre aux besoins des intervenants qui travaillent quotidiennement auprès des personnes suicidaires, abordera plusieurs questions, notamment la façon de prendre soin de soi quand on prend soin de l'autre.

Développée en collaboration avec les centres de prévention du suicide de la région de la Capitale-Nationale (Québec, Charlevoix et Portneuf), la journée vise à approfondir des outils utilisés chaque jour en intervention auprès de la clientèle suicidaire et à peaufiner les techniques. L'objectif avoué des organisateurs est que les participants ressortent mieux outillés et plus passionnés que jamais par leur travail.

Les conférences offertes

  • Approche orientée vers les solutions : quelques outils avancés
  • **Cette activité de formation continue en psychothérapie est reconnue par l'Ordre des psychologues du Québec (numéro de reconnaissance OPQ : RE00996-14)**

    Il est recommandé d'avoir suivi la formation Intervenir auprès de la personne suicidaire à l'aide de bonnes pratiques pour assister à l'atelier. L'atelier vise un approfondissement de certaines techniques d’intervention tirées de l’approche orientée vers les solutions. Les outils qui seront présentés peuvent être particulièrement utiles pour intervenir auprès des personnes dépressives ou qui souffrent d’un trouble de personnalité limite. Ce sont des situations où l'intervenant peut avoir plus de difficulté à montrer à son client que son état n’est pas permanent. Par exemple, les intervenants sont souvent démunis lorsque le client revient et qu’il perçoit que sa situation est restée la même. Pire encore, ils peuvent manquer de mots lorsque le client rapporte que sa situation s’est détériorée. Au cours de l'atelier seront présentées des phrases qui permettront aux intervenants d’offrir compassion et espoir. Les intervenants auront la possibilité de pratiquer certaines des techniques présentées.

    Photo de Brigitte Lavoie

    Brigitte Lavoie, M.Ps., est psychologue et exerce la psychothérapie en bureau privé. Elle a été directrice générale et conseillère clinique à Suicide Action Montréal. Elle est coauteure de la Grille d’estimation de la dangerosité du passage à l’acte suicidaire. Elle a décidé de consacrer les prochaines années à mieux faire connaître, entre autres, l’approche orientée vers les solutions et les connaissances sur le bonheur. Elle espère que ces connaissances pourront aider les intervenants à soutenir l’espoir tout en restant en santé.

  • La place du plan d'action dans l'intervention auprès de la personne suicidaire
  • **L'atelier s’adresse aux intervenants qui ont suivi la formation "Intervenir auprès de la personne suicidaire à l'aide des bonnes pratiques" et qui souhaite revoir et approfondir cette étape de la structure d'intervention. **

    Objectifs:

    - Déterminer les éléments à inclure dans le plan d'action

    - Adopter une posture pour favoriser son efficacité

    - Situer son importance dans l'estimation finale de la dangerosité

    Sujets abordés (à l'aide d'une mise en situation) :

    - Le travail sur l'ambivalence et le repositionnement comme préalable

    - La posture favorable à la mise en place du plan d'action

    - Les éléments à inclure dans le plan d'action

    Photo de Françoise Roy

    Françoise Roy, M.Éd. travaille en prévention depuis près de 30 ans. Elle a travaillé auprès de différentes organisations pour assurer le développement des compétences des intervenants et des formateurs en prévention suicide. Elle est coauteure de la formation Intervenir auprès de la personne suicidaire à l'aide des bonnes pratiques ainsi que du Programme de postvention en milieu scolaire : Stratégies d'interventions à la suite d'un suicide. Elle a aussi coordonné les travaux du cadre de référence pour la mise en place des réseaux de sentinelles. Elle est également surperviseuse clinique, chargée de projet au CSSS de Laval et chargée de cours à l'UQO.

    Photo de Danyelle Latreille

    Danyelle Latreille, travailleuse sociale, est coordonnatrice et surperviseuse clinique de la Ressource régionale suicide au CSSS de Laval. Formatrice en prévention suicide depuis 1991 (intervention et postvention), elle est impliquée dans l'amélioration des services offerts aux personnes suicidaires, à leurs proches et aux personnes endeuillés par suicide sur le territoire de Laval. Elle s'intéresse au développement des compétences des intervenants dans l'alliance et le lien à créer avec la clientèle.

  • La réduction de l'accès aux moyens de se tuer : une mesure efficace utile en intervention
  • La présentation a pour but d’outiller les intervenants afin qu'ils puissent réduire l’accès aux moyens de se tuer. Il s'agira de répondre à plusieurs questions : qu’est-ce que l'accès cognitif à l'idée de se tuer ? Qu’est-ce que l'accès physique aux moyens de se tuer ? Comment ces deux concepts nous aident-ils dans l’intervention ? Doit-on tenir compte de la possible substitution des moyens dans nos interventions auprès d’une personne suicidaire ? Quels sont les exemples de mesures de réduction de l'accès aux moyens de se tuer au Québec et ailleurs dans le monde? Quelles sont les propositions de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine pour réduire l'accès cognitif et physique aux moyens de se tuer dans cette région ?

    Photo de Suzanne Gérin-Lajoie

    Suzanne Gérin-Lajoie est agente de planification en prévention du suicide à la Direction de santé publique à l’Agence de santé et des services sociaux (ASSS) de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine depuis 1999. Ses principaux mandats à l’ASSS concernent la formation du personnel du réseau de la santé et des services sociaux et des milieux scolaires de la région en ce qui a trait aux interventions en prévention du suicide, l’implantation et le suivi des programmes de prévention du suicide ainsi que le soutien d’expertise aux intervenants.

  • Table ronde sur l’application de la loi sur la protection des personnes dont l’état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui (Loi P-38.001)
  • L'atelier interactif propose une discussion sur les paramètres d’application de la Loi sur la protection des personnes dont l'état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui du point de vue de quatre invités qui participent régulièrement à l’accompagnement de personnes dont l’état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui.

    Quelle est leur conception de la confidentialité en contexte suicidaire? Quels outils leur sont utiles ? Quels sont leurs repères pour définir le danger grave, immédiat ou non? Quelles embûches rencontrent-ils dans l’application de la Loi et comment réussissent-ils à les dépasser? Comment se vit la collaboration entre les différents intervenants impliqués dans la protection de l’individu se trouvant, ou sur le point de se trouver, sous la protection de la Loi P-38.001? Comment composent-ils avec la violation de la confidentialité accompagnant l’application de la Loi? Qu’arrive-t-il quand les renseignements relatifs au danger proviennent d’un proche de la personne suicidaire ?

    L’échange d'idées sera guidé de manière à faire ressortir des pistes d’amélioration au quotidien par rapport à l’application de cette loi. Des situations conformes à la réalité seront également discutées afin d’approfondir la réflexion.

    Photo de Éric Arseneault

    Éric Arseneault est titulaire d’un baccalauréat en psychologie. Depuis 14 ans, il travaille au Centre de prévention du suicide de Québec (CPSQ). Il a été intervenant de première ligne à ses débuts et par la suite intervenant clinicien. Il est, depuis 2006, coordonnateur des services d’interventions du CPSQ et, depuis 2010, formateur accrédité du programme de formation Intervenir auprès de la personne suicidaire à l’aide de bonnes pratiques depuis 2010.

    Photo de Louis Charette

    Me Louis Charette, est avocat au Centre jeunesse de Québec - Institut universitaire (CJQ-IU) depuis 1997 et chef du contentieux de cet établissement depuis mars 2014. Il maîtrise les divers rouages du réseau de la santé et des services sociaux et possède une riche expérience en matière de protection de la jeunesse, d’adoption et d’accès à l’information. Au fil des ans, Me Charette a donné de nombreuses formations aux intervenants et aux partenaires du réseau. Parmi ses nombreuses collaborations, notons qu'il est, depuis 2011, coauteur de l’ouvrage La Loi sur la protection de la jeunesse annotée édité par la Société québécoise d’information juridique.

    Photo de Hélène Lévesque

    Hélène Lévesque, directrice générale de La Boussole, est titulaire d’une maîtrise en psychologie et possède une diversité d’expériences. Elle a travaillé dans le milieu scolaire, en formation professionnelle et en promotion de la santé mentale en entreprise. En 2006, elle a intégré l’équipe de La Boussole en tant que psychologue. Elle a animé l’atelier L’homme qui parlait aux autos, une formation sur les différentes maladies mentales. Elle assure la direction générale de l’organisme depuis maintenant 7 ans.

    Photo de Hélène Lévesque

    Chantal Mackels est policière à la Sûreté du Québec depuis 1994. Elle a travaillé comme patrouilleuse et chef d’équipe pendant huit ans. Au cours de ces années, elle est intervenue régulièrement auprès de personnes suicidaires et a apporté son soutien aux familles endeuillées. Puis, promue au grade de sergente, elle est devenue porte-parole de la Sûreté du Québec au Grand quartier général de Montréal et a occupé cette fonction durant cinq ans. Depuis 2007, elle agit à titre de coordonnatrice provinciale et chargée de projet, notamment dans les dossiers de violence conjugale et de santé mentale.

  • Discussions cliniques et estimation de la dangerosité d'un passage à l'acte suicidaire
  • **Cet atelier s'adresse aux intervenants qui ont suivi la formation "Intervenir auprès de la personne suicidaire à l'aide des bonnes pratiques"**

    Plusieurs professionnels qui ont suivi la formation Intervenir auprès de la personne suicidaire à l'aide de bonnes pratiques ont exprimé le désir de se perfectionner pour utiliser la Grille d'estimation de la dangerosité d'un passage à l'acte suicidaire. En cours d’intervention, ils doivent prendre des décisions qui reposent sur une estimation de la dangerosité la plus juste possible. Malgré l’efficacité et la convivialité de cette grille, les intervenants chevronnés ont remarqué qu’une utilisation experte demeure complexe et nécessite souvent une formation continue. L'atelier a pour but de répondre à ce besoin. Après une courte présentation, les participants auront l’occasion d’étudier de nouvelles vignettes cliniques et de participer à une discussion sur les résultats. Une période de questions est réservée à la fin pour des discussions sur l’utilisation de la Grille d’estimation dans des contextes professionnels.

    Photo de Sharon Casey

    Sharon Casey est formatrice-conseillère à Suicide Action Montréal. Elle a offert la formation Intervenir auprès de la personne suicidaire à l'aide de bonnes pratiques à plus de 700 intervenants. Elle est membre du comité scientifique pour assurer la qualité de la Grille d'estimation de dangerosité d'un passage à l'acte suicidaire et est coauteure de la nouvelle formation Repérer la personne vulnérable au suicide et appliquer les mesures de protection requises.

  • Comprendre les personnes présentant un trouble de la personnalité et mieux intervenir auprès d'elles
  • **Cette activité de formation continue en psychothérapie est reconnue par l'Ordre des psychologues du Québec (numéro de reconnaissance OPQ : RE00997-14)**

    Depuis plus de trente ans, les troubles de la personnalité ont retenu l'attention, notamment en raison du taux élevé de suicide et des difficultés relationnelles qui y sont associés. Le traitement de ces troubles a-t-il vraiment évolué, a-t-il vraiment changé la donne?

    Nous explorerons d’autres dimensions du traitement de ces troubles, notamment en ce qui a trait aux impasses que nous pouvons rencontrer avec des patients qualifiés de difficiles, de réfractaires, de résistants, ou avec des types de patients qui mettent en échec les traitements et sont de ce fait à risque de se tuer, ou encore avec d'autres qui sont stigmatisés dans les systèmes de soins, dont les hommes étiquetés d’antisociaux ou de narcissiques. Nous tenterons de dégager quelles interventions sont à privilégier avec ces patients.

    Photo d'Envens Villeneuve

    Evens Villeneuve est psychiatre et chef du Département de psychiatrie à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec. Il est aussi chef médical du programme des troubles sévères de personnalité et professeur agrégé de psychiatrie à l’Université Laval.


  • Comment côtoyer la souffrance et rester en santé ?
  • **Cette activité de formation continue en psychothérapie est reconnue par l'Ordre des psychologues du Québec (numéro de reconnaissance OPQ : RE00998-14)**

    Prévenir le suicide est un combat important dans lequel plusieurs intervenants se sont engagés, animés par la passion d’aider les gens et de faire une différence dans leur vie. Cette lutte est plus qu’un travail : les intervenants en parlent souvent comme d’une cause, d'une mission personnelle. Trop de personnes tombent malheureusement au combat, brûlées et découragées. La conférence ne fera pas la liste des symptômes de détresse vécus par les intervenants. Elle mettra plutôt en lumière les caractéristiques des gens heureux, et ce, malgré l’adversité. En effet, de plus en plus de recherches étudient le bonheur de façon aussi sérieuse et rigoureuse qu’on a étudié la détresse psychologique. Ces connaissances nous donnent des pistes pour aider les clients, mais aussi pour aider les intervenants à garder espoir et vitalité. Des idées et des exercices seront partagés avec les participants dans l’objectif que ceux-ci acquièrent des solutions concrètes pour rester en santé. Certains bénéfices pourraient être immédiats. En fait, c’est l’espoir avoué que partagent les organisateurs et la conférencière.

    Photo de Brigitte Lavoie

    Brigitte Lavoie, M.Ps., est psychologue et exerce la psychothérapie en bureau privé. Elle a été directrice générale et conseillère clinique à Suicide Action Montréal. Elle est coauteure de la Grille d’estimation de la dangerosité du passage à l’acte suicidaire. Elle a décidé de consacrer les prochaines années à mieux faire connaître, entre autres, l’approche orientée vers les solutions et les connaissances sur le bonheur. Elle espère que ces connaissances pourront aider les intervenants à soutenir l’espoir tout en restant en santé.

Mise en perspective En collaboration
avec :
Centre de prévention du suicide de Québec Centre de prévention du suicide de Charlevoix L'Arc-en-Ciel - Organisme communautaire en santé mentale de Portneuf

Jeudi 16 octobre / 8h45 à 17h

Animation : Serge Arel

Vieillissement et suicide

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Forte des connaissance acquises au cours des trois dernières années grâce au projet des Journées régionales sur le suicide et les aînés, cette journée propose maintenant d’aller plus loin et d’offrir à l’ensemble du réseau un contenu pratique, qui répond à de réels besoins et préoccupations soulevés par les intervenants sur le terrain concernant la prévention du suicide et les différents aspects du vieillissement.

Les conférences offertes

  • La réalisation des buts personnels : une approche innovatrice pour la prévention du suicide chez les aînés

    Le programme d’intervention En route vers une vie plus heureuse favorise l’élaboration, la planification et la poursuite de projets personnels qui donnent du sens à la vie. Puisque la présence de projets est incompatible avec le désir de mourir, il semble que ce type de programme, centré sur le développement des facteurs de protection du suicide, pourrait améliorer le bien-être psychologique des participants. Ce programme a été offert à des aînés dépressifs afin d’améliorer leur santé mentale et leur qualité de vie et ainsi réduire le risque d’idéations suicidaires. Les résultats montrent qu’il semble aussi efficace pour les hommes que pour les femmes.

    Photo de Sylvie Lapierre

    Sylvie Lapierre (Ph.D.) est professeure titulaire au Département de psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et Directrice du Laboratoire de gérontologie. Elle est membre du Groupe international de recherche sur le suicide des aînés et co-présidente du Groupe international de travail sur la prévention du suicide des aînés. Elle a publié des articles sur le suicide des personnes âgées dans plusieurs revues scientifiques (Crisis, Vie et Vieillissement, International Psychogeriatrics).

  • Intervenir auprès des hommes âgés suicidaires : l’importance d’aborder directement les idéaux masculins

    Même si la dépression est un des troubles mentaux les plus fréquemment associés au suicide des hommes âgés, les mécanismes de cette association demeurent largement méconnus. Parmi les pistes de compréhension, l’alignement sur certains idéaux masculins peut à la fois renforcer ou briser la relation entre la dépression et le suicide chez les hommes âgés. Il est d’autant plus complexe que les idéaux masculins sont modulés entre autres avec l’âge, et qu’un même élément peut aussi bien augmenter ou diminuer l’adhésion à ces idéaux selon le contexte et la perception qu’à l’homme âgé de sa situation. C’est en se basant sur la recherche et la pratique que cet atelier vise à explorer les différentes circonstances dans lesquelles les idéaux masculins peuvent représenter un risque sur le plan du suicide chez les hommes âgés ou au contraire, un levier d’intervention, de rétablissement et de changement social positif.

    Photo de Philippe Roy

    Philippe Roy développe depuis une dizaine d’années une expertise en promotion de la santé mentale et en prévention du suicide chez les hommes. Il est diplômé en psychologie, sociologie et bientôt en service social (Ph.D). Sa thèse aborde l’influence de la masculinité sur l’adaptation au stress chez les agriculteurs. Les connaissances développées dans ses recherches sont appliquées dans des ateliers de formation et dans des campagnes de marketing social. Il assume la présidence du CA d’Accalmie, accompagnement et hébergement pour personnes suicidaires.

    Photo de François-Olivier Bernard

    François-Olivier Bernard TS, M.Serv.soc. est directeur général d’AutonHommie. Depuis plus de 10 ans, François-Olivier Bernard a développé son expertise comme professionnel de recherche au Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes (CRI-VIFF) et à l’équipe Masculinités et Société. Il a pratiqué en CLSC, au Gapi (conjoints aux comportements violents) et à AutonHommie, centre d’aide pour hommes en difficulté. Il est présentement directeur général d’AutonHommie et chargé de cours en intervention de groupe à l’Université Laval.

  • Le suicide et l'homicide-suicide chez la personne âgée : mieux comprendre les psychopathologies comme facteurs de risque

    Le suicide chez les personnes âgées est une réalité sous-estimée et une conséquence malheureusement irréversible d’une grande souffrance. Il en est de même pour l’homicide-suicide. Comment mieux dépister les aînés qui décident un jour de mettre un terme à leur parcours de vie ? Au cours de cette présentation, les principaux facteurs de risque chez la personne âgée seront révisés. Les maladies psychiatriques qui augmentent le risque de suicide chez la personne âgée seront également abordées. Des stratégies de prévention et d’intervention auprès de ces patients seront identifiées. Puisque le développement de l’état suicidaire chez la personne âgée s’inscrit souvent dans un continuum, l’intérêt d’adopter une approche permettant de cibler des opportunités d’interventions préventives tout au long de ce processus sera présenté.

    Photo de Marise Chénard

    Marise Chénard, MD, FRCPC, est psychiatre spécialisée en gérontopsychiatrie. Elle travaille au CHU de Québec, principalement à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus en consultation-liaison auprès des patients âgés hospitalisés qui présentent un besoin d’évaluation et de suivi au plan psychiatrique. Elle travaille également au sein d’une équipe multidisciplinaire de gérontopsychiatrie qui offre des services ambulatoires aux patients âgés en perte d’autonomie atteints de troubles neurocognitifs ou de maladies psychiatriques. La Dre Chénard s’implique également dans l’enseignement auprès des résidents en stage de gérontopsychiatrie (Université Laval).

  • Vieillissement : garder espoir !

    Intervenir auprès des aînés en contexte de détresse et de prévention du suicide peut représenter un défi. En effet, nos filtres perceptuels influencent notre regard envers les clientèles plus âgées. L’objectif de cet atelier est de permettre aux intervenants d’adapter leurs interventions en respect du rythme, du vécu et des caractéristiques particulières de cette clientèle. Plus spécifiquement, nous prendrons conscience de nos propres filtres en tant qu’intervenants; nous aborderons différentes théories du vieillissement comme étape normale du développement humain ainsi que les meilleures approches et les stratégies d’intervention s’y rattachant.

    Photo de Hugo Lanoux

    Monsieur Lanoux a une formation technique en travail social et a amorcé sa carrière en 1991. Depuis 2010, il fait partie de l’équipe des services aux familles de La Société Alzheimer de Québec où il accompagne les familles de Québec, de Charlevoix et de la communauté anglophone. Il anime des groupes de proches aidants et est également formateur auprès des professionnels du réseau de la santé et des services sociaux.

    Photo de Lucie Pelchat

    Lucie Pelchat est conseillère à la formation pour l’Association québécoise de prévention du suicide. Détentrice d’un baccalauréat en service social, elle travaille depuis 2005 comme intervenante et formatrice accréditée dans le milieu de la prévention du suicide. Elle est également coach et formatrice de nouveaux formateurs accrédités des programmes Intervenir auprès de la personne suicidaire à l’aide de bonnes pratiques et Agir en sentinelle pour la prévention du suicide.

  • Du regard de l’autre au regard sur soi: l’âgisme comme facteur de risque à la santé mentale des aînés?

    Les stéréotypes négatifs de l’âge et la discrimination qui en résulte ne sont pas sans incidence sur la santé mentale des aînés. En effet, les résultats d’études ont montré que l’âgisme, qu’il soit manifeste ou implicite, sous-tend une diminution de l’estime de soi chez l’aîné, laquelle est un facteur déterminant de qualité de vie. Plus encore, la discrimination sur la base de l’âge intensifie le sentiment de solitude ainsi que les comportements de dépendance. Ces effets s’expliqueraient par un mécanisme d’intériorisation chez l’aîné, de stéréotypes négatifs de l’âge, se traduisant par des comportements auto-âgistes. Dans le cadre cette conférence, nous passerons en revue les études ayant démontré les effets de l’âgisme sur la santé mentale des aînés et réfléchirons aux facteurs et contextes facilitant cette forme de discrimination. À titre d’exemples, nous examinerons comment le langage peut être porteur de stéréotypes âgistes, notamment dans le contexte d’une relation de soins.

    Conférencier à déterminer

À travers les âges

Le suicide, un fait social

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Mise en perspective

Bien qu’il se concrétise à travers un geste individuel, le suicide est le résultat d’un ensemble de facteurs dont une grande partie relève de la sphère collective. Dans chaque culture, la façon de concevoir le suicide influence le phénomène. N'existe-t-il pas, au Québec, une culture qui voit le suicide comme une solution à la souffrance?

Cette journée invite à porter un regard sociologique sur le suicide et sa prévention et à en saisir les particularités propres au contexte québécois. Elle offrira un moment de recul utile pour mieux comprendre ce fait social, en situant la personne suicidaire dans un contexte global.

Les conférences offertes

Présenté par : Consulat général de France - La France au Canada Faculté des Sciences Sociales de l'Université Laval
  • Le suicide, un révélateur social

    Frappés par la constance du phénomène et la régularité de ses variations, les sociologues mettent en relation les taux de suicide avec un ensemble assez limité de dimensions sociales : le sexe, l’âge, la profession, le revenu, la région, le statut matrimonial, le nombre d’enfants, le mois, le jour, l’heure, etc… Leur instrument principal d’investigation est la statistique. Le suicide est un fait social, certes, mais il faut renverser le point de vue : ce n’est pas la société qui éclaire le suicide, c’est le suicide qui éclaire la société. Les femmes se suicident de trois à quatre fois moins que les hommes dans l’immense majorité des pays. Ce constat oblige à explorer ce qui dans les conditions sociales de la femme et de l’homme diffère au point de produire cette différence de comportement. De même le suicide est plus fréquent dans les pays les plus riches. Mais ce ne sont pas les riches qui se tuent, mais les pauvres. Il en va de même de toutes les autres variables associées au suicide. Le taux de suicide devient pour le sociologue un symptôme qui permet d’identifier les traits particuliers d’une société.

    Photo de Christian Baudelot

    Christian Baudelot, sociologue, est né le 9 décembre 1938 à Paris. Diplôme de l’École normale supérieure et agrégé en lettres classiques, il obtient en 1982 un Doctorat d'État en Sociologie. Après avoir enseigné au sein de plusieurs universités aux États-Unis, en Chine et en France et avoir dirigé divers départements de sociologie ou de sciences sociales, il est depuis 2008 professeur émérite de l’École normale supérieure de Paris. Il a écrit une vingtaine d’ouvrages, parmi lesquels « Suicide, l’envers de notre monde » qu’il a rédigé avec son collègue Roger Establet. Sa visite au Québec est rendue possible grâce au soutien de la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval.

  • Les représentations sociales du suicide : résultats d’un sondage mené au Québec en 2002 et en 2012

    Les représentations sociales peuvent influencer l’incidence du suicide ainsi que les réactions des citoyens aux personnes ayant des intentions suicidaires. Nous présentons les résultats des sondages CROP commandés par le CRISE en 2002 et en 2012. La grande majorité des Québécois croient que malgré ce qu’on fait pour prévenir les suicides, il y aura toujours un nombre important de suicides. Il y a une augmentation du pourcentage qui pense que c’est la responsabilité de chacun de s’occuper de prévention du suicide. Presque la moitié des personnes ont connu dans leur entourage immédiat des gens qui se sont suicidés et il y a eu une augmentation entre 2002 et 2012 du pourcentage de ceux qui disent avoir eux-mêmes déjà pensé sérieusement à se suicider. Il y a une corrélation entre avoir déjà pensé sérieusement au suicide et croire que le suicide est une solution acceptable. Nous discutons des implications pour les campagnes de sensibilisation de la population et pour l’interprétation des facteurs qui ont contribué aux récentes diminutions du suicide au Québec.

    Photo de Brian L. Mishara

    Brian L. Mishara, Ph.D., est professeur au département de Psychologie et directeur du Centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l’euthanasie (CRISE) à l'Université du Québec à Montréal. Il est Vice-président du Conseil d’administration de Befrienders Worldwide, un réseau mondial des centres d’aide téléphonique et est l’un des fondateurs de Suicide Action Montréal et de l’Association québécoise de prévention du suicide.

  • Séries de suicide dans les petites communautés : quels sont les processus en cause et comment y réagir?

    Quelques exemples de concentrations de suicides dans un espace géographique restreint ont été recensés au Québec depuis une quinzaine d'années. Une analyse de quelques cas a permis d'observer des liens interpersonnels (parenté, groupes d'amis) entre les suicides et la possibilité d'une influence des premiers sur les subséquents. Différents groupes d'âge sont impliqués de même que les deux genres. Ces séries ont davantage été recensées dans des régions périphériques frappées par une détérioration de l'économie locale. Elles provoquent également un niveau d'angoisse collective élevé, en partie nourrie par la couverture des médias, et une charge émotive forte sur les intervenants locaux. Des programmes de prévention ont été mis en place dans certaines communautés et semblent avoir contribué à une diminution des décès.

    Photo de Michel Tousignant

    Michel Tousignant est professeur associé à l’Université du Québec à Montréal. Il a mené des recherches sur les séries de suicide dans plusieurs villages du Québec ainsi que dans des communautés autochtones locales et d'Amazonie française. Il s'intéresse à la fois aux dimensions sociales et anthropologiques du phénomène.

    Photo de Geneviève Garneau

    Geneviève Garneau est détentrice d’une maîtrise en anthropologie de l’Université de Montréal. Elle membre du Centre de recherche sur le suicide et l’euthanasie (CRISE) et coordonne actuellement le projet Passeport : S’équiper pour la vie. Elle a collaboré étroitement avec Michel Tousignant sur le projet de suicides en série.


  • ALLUME.ORG – Et moi comment ça va ?

    Le site Internet www.allume.org s’adresse aux hommes de 35 à 49 ans. Dans ce segment de la population, on dénombre un taux élevé de décès par suicide. Ce site permet l’identification de signes de détresse et la recherche de moyens concrets et accessibles pour se sentir mieux. Le site encourage également une réflexion sur le besoin de consulter des ressources d’aide. Le programme Et moi comment ça va? (EMCV?), partie intégrante de la campagne de prévention ALLUME.ORG, vise à sensibiliser chaque individu aux indicateurs de sa propre santé psychologique. EMCV? mise sur des aspects positifs, comme le sens des responsabilités et l’autonomie, afin de favoriser la recherche de solutions lors de difficultés. Les étapes du développement de la campagne, l’approche rationnelle derrière le choix des contenus et des communications, la question du marketing social et l’intervention de genre seront abordés, de même qu'un avant-goût des prochaines étapes.

    Lynda Poirier

    Lynda Poirier est directrice générale du Centre de prévention du suicide de Québec. Sa carrière s’est construite au sein d’organismes à but non lucratif et en milieu d’enseignement. Son cheminement professionnel est orienté vers la promotion de la santé, la réduction des méfaits, la prévention et l’intervention auprès des individus, des familles et des collectivités en regard de problèmes sociaux tels ceux liés au phénomène de la dépendance et de la prévention du suicide. Elle est détentrice d’une maîtrise en service social, a participé à une variété de recherches et de publications et elle est l’instigatrice de nombreux programmes novateurs. Elle est membre du conseil d’administration de l’AQPS, du Centre de santé et bien-être de Québec, de la Fondation du Centre CASA et elle siège sur de nombreuses tables de concertation et comités d’experts.

    Photo de Geneviève Garneau

    Audrey Simard est coordonnatrice des services de formation au Centre de prévention du suicide (CPS) de Québec et Formatrice accréditée par l’Association québécoise de prévention du suicide. Active au sein du secteur de la formation du CPS de Québec, Madame Simard s’investit dans la qualité de la formation, le développement des contenus et l'implantation des meilleures pratiques en prévention du suicide. De par son rôle, elle contribue également au développement du secteur de la formation et au maintien de l’expertise du personnel du CPS. Elle siège aussi sur de nombreuses tables de concertation, comités consultatifs et comités d'experts. Elle est reconnue pour sa créativité et pour son souci de l'avancement des connaissances en prévention du suicide. Madame Simard est titulaire d’un baccalauréat en psychologie et est à l’emploi du CPS de Québec depuis sept ans.

  • De crime individuel à problème de société : l’évolution du suicide au Québec depuis 1763

    Crime grave, offense à Dieu, faute individuelle, pathologie mentale, détresse psychologique, problème de société, voilà autant de visages associés au comportement suicidaire par la société québécoise depuis 250 ans. La réaction sociale à l'endroit du suicide a en effet connu un renversement spectaculaire juridiquement et socialement au Québec. C'est cette histoire sociale que nous sommes en train d’étudier à travers le discours des milliers de suicidés, de leurs proches et autres protagonistes touchés par ce geste depuis 1763. Dans le cadre de cette conférence, nous nous attarderons à exposer les grandes lignes de notre démarche, tout en présentant quelques cas type de suicide à l’aide des milliers de cas dépouillés jusqu’ici. Nous pourrons ainsi établir certains liens entre les motifs exprimés par le suicidé et ses proches et l’évolution du contexte social, politique, économique ou religieux dans lequel le passage à l’acte s’est produit.

    Photo de Patrice Corriveau

    Patrice Corriveau est sociologue, criminologue et professeur à l’Université d’Ottawa. Subventionné par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada et le Réseau québécois de recherche sur le suicide, il dirige une équipe de recherche qui répertorie tous les cas de suicide au Québec depuis 1763 afin d’analyser l’évolution du geste suicidaire et sa prise en charge dans l’histoire. Il est également l’auteur de plusieurs livres en sciences humaines.

  • Analyse Âge-Période-Cohorte (APC) de la mortalité par suicide dans la province de Québec depuis le début du 20e siècle

    La croissance des taux de mortalité par suicide avec l'âge est demeurée remarquablement constante pendant plus d'un siècle et demi, mais au cours des 50 dernières années d’importants changements se sont produits. Nous examinons l’effet respectif de l’âge, de la période et de la cohorte sur la mortalité par suicide selon le sexe au Canada et au Québec de 1926 à 2008. Nous utilisons le cadre théorique de Durkheim (intégration et réglementation) pour interpréter nos résultats. L’analyse descriptive et la modélisation APC selon l’approche Intrinsic Estimator (IE) ont été utilisées pour évaluer ces effets. Le modèle IE démontre un effet net d'âge au Canada et au Québec pour les hommes : une augmentation du risque de suicide jusqu’à 25 ans, suivie d’une stabilisation. Pour les femmes, la tendance ressemble à une forme de « U » inversé ayant un point d’inflexion au milieu de l’âge adulte. Plus précisément, les estimations ont confirmé que la mortalité par suicide n'est pas à son niveau le plus haut chez les jeunes et les personnes âgées au cours des 83 années analysées, mais au milieu de l’âge adulte pour les deux sexes au Québec (homme de 55-59 ans et 50-54 ans, et les femmes 45-49 et 50-54). Alors que l'effet de période diffère au Québec du reste du Canada, un effet net de cohorte est trouvé pour les hommes nés en 1941 et les femmes nées en 1981 jusqu’aux plus récentes cohortes.

    Auteurs de l’étude : Lise Thibodeau et Robert Bourbeau du département de démographie de l’Université de Montréal ainsi que Marianne Kempeneers du département de sociologie de l’Université de Montréal

    Photo de Lise Thibodeau

    Lise Thibodeau est candidate au doctorat en démographie à l’Université de Montréal. Elle possède une maîtrise (M.Sc.) en sociologie de l’Université de Montréal et un B.A. joint specialization Anthropology and Sociology de Concordia University. Ses intérêts de recherches portent sur le suicide, les analyses APC et taille des cohortes, les analyses macroéconomiques, les études interdisciplinaires, les mortalités violentes et la théorie de Durkheim.

  • Prévention du suicide et mobilisation citoyenne : l’exemple du téléroman Yamaska

    La représentation du suicide dans les œuvres de fiction et dans les médias demeure une préoccupation constante pour celles et ceux qui travaillent en prévention. Les auteurs et producteurs Anne Boyer et Michel d’Astous ont fait le pari de traiter du sujet dans un téléroman grand public tout en s’inspirant de bonnes pratiques en prévention du suicide. Leur engagement pour la cause a donné naissance à une plateforme Web, à des événements de sensibilisation et, plus largement, à la mobilisation d’une communauté télévisuelle. L’atelier montrera comment une collaboration audacieuse entre l’AQPS et Duo Productions a permis à la cause d’obtenir des retombées majeures et comment l’expérience de Yamaska est un modèle unique.

    Photo de Anne Boyer

    Anne Boyer travaille depuis vingt-cinq ans dans le domaine de la télévision, à titre d’auteure, de scénariste, de script-éditrice et de conceptrice d’émissions de télévision. Depuis 2000, elle touche aussi à la production de plusieurs séries, d’abord comme productrice associée (2 frères, Tabou) et puis à titre de productrice par le biais de sa maison de production créée en 2002, Duo Productions. Depuis plusieurs années, les téléromans et séries dramatiques qu’elle signe et/ou produit avec son complice Michel d’Astous comptent parmi les grands succès populaires et critiques en langue française au Canada. Elle est notamment l’auteure du téléroman Yamaska, diffusé sur les ondes de TVA depuis 2009.

    Photo de Catherine Rioux

    Catherine Rioux occupe le poste de coordonnatrice des communications à l’Association québécoise de prévention du suicide depuis 2012. Diplômée en communication publique, en sociologie et en éducation à l’Université Laval, elle a travaillé dans les domaines de la solidarité internationale, du développement régional et de la migration des jeunes. Depuis deux ans, elle collabore étroitement avec l’équipe de Duo Productions pour ses divers projets en prévention du suicide, dont le site www.tesimportant.com et la marche du 28 septembre 2014 à Granby.

  • Transformer la perception du problème pour permettre la naissance d’un mouvement social

    L’AQPS propose une discussion avec M. Serge Petitclerc, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, et Luc Massicotte de l’Association québécoise de prévention du suicide, qui présenteront diverses stratégies et approches pour modifier les perceptions et la mentalité du public à l'égard du suicide et de la pauvreté. Depuis des décennies, des organismes s'engagent pour transformer la façon dont les Québécois conçoivent ces problématiques, passage obligé pour améliorer les situations. Prenant la forme d’un échange d'idées animé, l’atelier abordera les raisons qui obligent les deux organisations représentées à travailler aux changements de mentalité. On précisera aussi en quoi cette action est nécessaire pour atteindre des résultats durables, quelles avenues sont envisagées et quels sont les résultats attendus.

    Photo de Serge Petitclerc

    Serge Petitclerc est porte-parole et analyste politique du Collectif pour un Québec sans pauvreté. Politologue de formation et issu des milieux populaires, il milite dans les mouvements sociaux depuis plus de vingt ans. Associé au Collectif depuis sa création, il participe à ce vaste réseau d’organisations qui se battent pour une plus grande justice sociale.

    Photo de Luc Massicotte

    Luc Massicotte est coordonnateur de la mobilisation pour l'Association québécoise de prévention du suicide depuis 2009. Diplômé en science politique de l’Université Laval et passionné de culture, il s’intéresse aux mouvement sociaux, aux nouvelles formes de participation citoyenne et au parlementarisme. Au sein de l'AQPS, il cherche à développer une culture de participation publique en faveur de la cause, par le déploiement de structures et de projets visant la mobilisation des communautés. Il est convaincu qu’ensemble, outillés, mobilisés et solidaires, nous pouvons changer les choses.

  • Les inégalités sociales de santé et le suicide

    Au Québec, comme partout ailleurs dans le monde, les taux de mortalité et de morbidité varient en fonction du statut social. Par exemple, à Montréal, les personnes qui résident dans le quartier le plus pauvre ont une espérance de vie de dix années inférieure à celle des personnes qui vivent dans le quartier le plus riche. L’existence d’un gradient social de la santé a été observée pour la quasi-totalité des maladies et des causes de décès, incluant le suicide. Cette présentation fera un survol des déterminants sociaux de la santé, en mettant en lumière les mécanismes par lesquels ils influencent les comportements suicidaires. Des implications concrètes pour la prévention du suicide seront par la suite dégagées et discutées avec les participants.

    Photo de Janie Houle

    Janie Houle est psychologue communautaire, professeure à l’Université du Québec à Montréal et chercheure au Centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l’euthanasie. Ses intérêts de recherche portent sur le suicide chez les hommes, le rétablissement des troubles mentaux et la réduction des inégalités sociales de santé.

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