Les nouvelles

« Revenir à l'archive des nouvelles

1 février 2017

Urgent que le Québec renforce la prévention du suicide sur le Web selon Alexandre Taillefer et l'AQPS

Dans la foulée du lancement de la 27e Semaine nationale de prévention du suicide, qui se déroulera du 29 janvier au 4 février sous le thème « Le suicide n'est pas une option », l'AQPS et Alexandre Taillefer, porte-parole de la Semaine, demandent au gouvernement de s'engager dès maintenant à renforcer la prévention du suicide sur le Web et à développer l'intervention en ligne.

« Les personnes suicidaires lancent souvent des messages avant de passer à l'acte. Ils le font parfois dans des environnements virtuels et relativement anonymes comme les réseaux sociaux. Mon fils l'a fait sur un site pour gamers qu'il fréquentait beaucoup. Je suis convaincu qu'il est possible de sauver des vies avec un mécanisme de veille systématique plus efficace et une meilleure sensibilisation citoyenne nous préparant à interagir rapidement quand on remarque un message de détresse sur le Web », a déclaré Alexandre Taillefer. « Il est par ailleurs urgent que le Québec investisse davantage en intervention en ligne, en santé mentale et en prévention », poursuit-il.

Utiliser le Web pour renforcer le filet humain

En prévention du suicide, il faut intervenir là où sont les personnes vulnérables. Il semble qu'elles soient de plus en plus nombreuses à communiquer leurs idées suicidaires sur le Web. C'est le cas notamment des jeunes et des personnes isolées, deux groupes qui ont tendance à moins utiliser les services d'aide traditionnels, comme le téléphone. Selon une recherche réalisée par le CEFRIO en 2015, les jeunes de 18 à 24 ans utilisaient Internet en moyenne 33 heures par semaine.

Le Québec en retard

En matière de prévention du suicide, le Québec est souvent cité en exemple pour ses projets. Des personnes sont protégées grâce aux services des centres de prévention du suicide, à la ligne de prévention du suicide 1 866-APPELLE, aux psychologues, intervenants scolaires, travailleurs sociaux, médecins et infirmières formés pour repérer la détresse. Les employeurs, les travailleurs et les proches jouent également un rôle important.

En revanche, nous sommes très peu avancés en matière de prévention et d'intervention sur le Web alors que les besoins sont criants. Collectivement, nous pourrions nous inspirer de ce qui se fait ailleurs au Canada ou dans le monde, comme le Pays-Bas, qui a développé un programme d'intervention qui intègre plusieurs composantes, dont une ligne accessible 24/7 par téléphone et par clavardage, un forum de discussion, etc. Plusieurs modèles sont possibles, dont les échanges par texto. Au Québec, ce type d'initiatives se fait rare et aucune organisation de prévention du suicide ne dispose de ressources nécessaires pour mettre en place de l'intervention en ligne efficace et systématique. De leur côté, les intervenants et les gestionnaires en éducation ou en santé et services sociaux se trouvent bien souvent démunis devant les appels à l'aide communiqués sur le Web ou les échanges sur les réseaux sociaux à la suite d'un suicide.

Un bilan stagnant

Encore 3 personnes s'enlèvent la vie chaque jour au Québec. C'est ce que révèlent les plus récentes statistiques sur la mortalité par suicide, publiées cette semaine par l'Institut national de santé publique. En 2014, 1 125 Québécois se sont suicidés et de ce nombre, 75 % étaient des hommes. Le risque de suicide est donc 3 fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes. Le taux de suicide augmente avec l'âge, atteint son maximum entre 45 et 64 ans et diminue par la suite.

« Ce ne sont pas seulement des familles, des amis ou des collègues de travail qui en souffrent; c'est toute une communauté qui est affectée par ces décès. C'est d'autant plus inadmissible que nous connaissons des mesures qui permettraient de réduire les suicides. Selon les statistiques, la tendance à la baisse des taux de suicide s'est estompée. Si, comme société nous considérons que la prévention du suicide est un enjeu prioritaire, il est urgent de nous doter d'une stratégie de prévention et d'intervention efficace. Elle doit absolument inclure un volet Web », a révélé Jérôme Gaudreault, directeur général de l'AQPS.

À propos de la Semaine nationale de prévention du suicide

Cette Semaine est l'occasion de nous mobiliser afin de mieux prévenir le suicide. C'est l'occasion d'être ensemble autour d'une même cause, de dire à ceux qu'on aime qu'on tient à eux et qu'on est là si ça ne va pas. Pour l'édition 2017, Alexandre Taillefer à titre de porte-parole, Dave Morissette, Carolane Stratis, Patrice Lavoie, Pier-Luc Funk et Ludovic Miller à titre d'ambassadeurs, ajoutent leur voix au mouvement.
La Commission de la santé mentale du Canada, Lundbeck Canada inc. et Homewood Santé appuient la Semaine à titre de partenaires.

Du 29 janvier au 4 février, l'AQPS vous invite à signer la Déclaration pour la prévention du suicide à www.aqps.info. Faites comme près de 45 000 Québécois et prenez position en disant non au suicide. La programmation et des outils de sensibilisation sont disponibles sur le site Web.

 

Documentation complémentaire

Communiqué de presse SPS 2017



Sur la photo: Patrice Lavoie, ambassadeur SPS, Jérôme Gaudreault, dg AQPS et Alexandre Taillefer, porte-parole SPS 2017

Sur la photo: Patrice Lavoie, ambassadeur SPS, Jérôme Gaudreault, dg AQPS et Alexandre Taillefer, porte-parole SPS 2017

  • Accueil »
  • Les nouvelles »
  • Urgent que le Québec renforce la prévention du suicide sur le Web selon Alexandre Taillefer et l'AQPS

L’Association québécoise de prévention du suicide réunit les organisations et les citoyens qui souhaitent voir diminuer significativement le nombre de décès par suicide au Québec.

Coordonnées :
1135, Grande Allée Ouest – bureau 230
Québec (Québec) G1S 1E7

Liens rapides

Diffusez le message

Commandez du matériel de sensibilisation à diffuser dans votre milieu. Commandez en ligne >>

Suivez-nous sur :

Gardez contact




Soutien financier de : Desjardins Sécurité financière

Réalisation : iXmédia et Zengo